Le retour de l’angoisse
Me voilà donc partie pour en savoir plus sur moi-même. Je ne me sens pas très bien, bien que je sois impatiente que tout cela se termine. Je prends ma voiture, il ne fait pas beau, il y a de la circulation sur la route, je double un camion qui se déporte un peu sur ma voie à cause du vent. C’est bon, ça passe, mais cela augmente mon stress. J’arrive enfin à destination. Je tremble, j’ai les mains moites, je repense au camion. Je suis en avance, très en avance. L’attente ne fera pas baisser mon stress. Je lis les différentes affiches sur les murs, rien n’y fait, l’angoisse est toujours là. Puis la neuropsychologue arrive, c’est à mon tour.
Le temps de la passation
Je débute par une nouvelle passation de la WAIS IV, elle commence par m’expliquer comment cela va se dérouler, qu’il y a des subtests à réaliser dans un temps imparti, et que pour certains (sans me dire lesquels) il y a des « bonus » en fonction de la vitesse de réponse.
On commence par le premier subtest : j’avais le souvenir que c’était facile, voire même très facile. Mais voilà, le souvenir seulement. Je sens que je peine plus cette fois-ci, les gestes sont plus lents, la résolution de ces petits exercices est plus difficile. Bref, je rame. J’avais été performante la première fois, mais là je me sens complètement à la ramasse. Est-ce le fait d’être toujours stressée par le trajet en voiture pour arriver jusqu’ici ? Peut-être. Finalement, bien que le résultat soit plus bas que lors de la première passation, il restera néanmoins au-dessus de la moyenne.
J’enchaîne les subtests, sachant que vont arriver les exercices que je déteste le plus : ceux qui demandent de la mémoire et de la concentration. Je me sens presque énervée au moment de les passer. Je lance les réponses presque au hasard, rapidement, mon cerveau ne voulant ou ne pouvant plus réfléchir. Vite que ces questions se terminent ! J’ai envie de dire stop, je veux m’arrêter, je ne peux plus réfléchir. La limite de temps pour répondre aux questions n’arrange pas les choses. Quelle pression ! Il faut que je me reprenne, ce ne sont que des tests psychologiques après tout, il n’y a pas d’enjeu. Je ne vais pas me faire gronder, ou je ne sais quoi, parce que je ne parviens pas à répondre. À la fin d’un des tests, elle s’étonne de mes dernières réponses et je lui explique que je savais que les réponses n’étaient pas bonnes car ce type d’exercice était mon gros point faible. Ce sera d’ailleurs vite confirmé avec les premiers résultats, en dessous de la moyenne.
On revient enfin à des subtests nécessitant moins de concentration, ça me convient mieux, l’énervement s’en va peu à peu.

Le temps des retours d’expérience
Nous finissons par les tests optionnels, que je n’avais jamais faits. Mes problèmes de concentration refont surface, l’agacement revient un peu. Je suis soulagée quand tout se termine enfin. Avant de partir, elle me demande mes impressions sur le déroulement de la passation, mon ressenti. Je lui fais part de mon stress au début de la passation et elle me signale qu’elle l’avait ressenti et que je m’étais « détendue » vers la moitié du test. Puis elle me donne une première interprétation, qui sera bien sûr à détailler et à peaufiner.
Niveaux chiffres, les résultats sont parfaitement comparables au premier test que j’avais passé. Seulement, chose que je ne savais pas, c’est que ces résultats ne sont pas interprétables car il y a trop d’hétérogénéité entre les données chiffrées des différents subtests. Elle me montre d’ailleurs le graphique des résultats et on voit une chute vertigineuse dès qu’il y a nécessité d’utiliser la mémoire immédiate et la concentration. Elle m’explique que cela peut être dû à mes traitements que je prends depuis de nombreuses années. Elle me dit aussi qu’on peut retirer ces composantes dans le calcul, qui n’est donc plus le QI général, mais une sorte de QI ajusté. Il me faudra attendre le compte-rendu de restitution pour en savoir plus, mais a priori, je ne rentre pas dans la définition stricte du « HPI ».
C’est terminé pour aujourd’hui, mais avant de partir elle me donne quelques informations sur les tests à venir, qui seront moins stressants car il n’y aura pas de bonnes ou mauvaises réponses et me transmet un questionnaire DIVA à compléter avec mes parents.
Et vous, vous souvenez-vous de votre passation de la WAIS ? La manière dont cela s’est déroulé ? Et au final, les résultats obtenus correspondaient-ils à votre ressenti ?
