De tests en tests partie 4 : un autre avis

Je ne suis pas folle !!!

En route

Nous sommes en février, je ne me souviens plus ni du temps ni de la température qu’il faisait, mais je me souviens de mon angoisse. Angoisse à l’idée de prendre la voiture pour me rendre à mon rendez-vous (Moi femme autiste au volant = Stress au tournant ?), et angoisse de ce qui pourrait se passer à cette consultation : et si la neuropsychologue trouvait ma théorie farfelue et non justifiée ? Mais ce n’est pas en restant enfermée chez moi que je le saurai. Alors je prends mon courage à deux mains, attrape les clés de ma voiture et c’est parti pour 25 minutes de trajet.

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Premier contact

J’arrive à destination, j’entre dans le cabinet et m’installe dans la salle d’attente. Je suis en avance, comme d’habitude, car j’ai horreur d’être en retard. Je patiente donc en lisant les prestations offertes affichées sur le mur. Puis une femme vient me chercher, souriante, elle me met très vite en confiance. Je monte les escaliers qui me mènent à son bureau et m’installe dans un petit canapé. Nous nous présentons, puis elle me demande qui m’a dirigé ici et pourquoi j’ai souhaité cette consultation. Je lui explique alors le pourquoi du comment, mon errance thérapeutique, mes interrogations sur moi-même. Elle prend des notes, beaucoup de notes, rebondit sur ce que je dis pour creuser un peu plus sur ma personnalité, je lui présente aussi le compte-rendu de mes précédents tests d’il y a 2 ans. Elle lit mais reste dubitative quant à ce qui est écrit, « vous êtes HPI selon lui, mais les chiffres disent le contraire ». Je continue à lui expliquer mon parcours scolaire puis académique, les difficultés que je rencontrais à me faire des amis, et à maintenir ces amitiés, le harcèlement scolaire sans que je n’aie vraiment su la raison. Ma relation avec mes parents et ma famille…

« Il y a quelque chose »

Après avoir déballé ma vie, arrive la conclusion de cette première consultation. Oui, il y a quelque chose à creuser ! Elle me propose de repasser des tests, dont la WAIS IV. Elle est un peu embêtée car cela fait peu de temps que je l’ai passé, mais elle veut quand même essayer, car elle souhaite aussi pouvoir m’observer pendant la passation et avoir des données cliniques qu’elle ne trouve pas dans le rapport que je lui avais présenté. Puis il y aura d’autres tests, dont certains nécessitent la présence de mes parents.

Le stress commence à monter, mes parents !!! Moi qui sais que mon père ne supporte pas les psychologues et tous professionnels apparentés, comment faire ? Pourtant, je pense que c’est lui qui aura le plus de souvenirs sur mon enfance. Je ne sais pas comment je vais aborder le sujet avec lui. On verra bien, d’abord il faut que je rentre chez moi. Une fois arrivée, je dégaine mon téléphone pour appeler ma mère et la tenir informée de la manière dont s’est déroulée la consultation, puis vient le moment de lui dire qu’il va falloir qu’eux deux rencontrent la neuropsychologue. Je l’entends en parler à mon père, et là, miracle, il dit oui sans broncher. D’un coup le stress redescend. Je suis sur la bonne voie, je le sais, je le sens.


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