Voilà la passassion de la WAIS IV faite, je retourne voir le psychologue pour un bilan psychologique complet.

J’arrive dans la petite salle de consultation où m’attend le psychologue, m’installe et c’est parti pour un déferlement de questions somme toutes simples à première vue. Cependant, les réponses ne semblent pas si évidentes pour moi. Je réfléchis, j’hésite, je réponds sans grande conviction aux questions qui s’enchaînent. Les questions me paraissent sans intérêt, et je ne vois pas en quoi mes réponses vont aider à dresser mon bilan psychologique. Le premier test porte sur des caractéristiques pour lesquelles je dois dire si j’ai toujours été comme cela ou seulement enfant, ou seulement adulte ou jamais. Ayant déjà du mal à me souvenir de ce que j’ai mangé la veille, alors déterminer si un comportement, un trait de caractère est présent depuis toujours cela s’annonce complexe. À un autre test, je dois répondre au choix par « tout à fait d’accord », « plutôt d’accord », « plutôt pas d’accord » ou « tout à fait pas d’accord ». Ce n’est pas simple non plus, par moment la différence est subtile entre un « plutôt » et un « tout à fait ». Pour le dernier test, je ne peux apporter de réponses justes à certaines questions, du genre vous préférez aller au théâtre ou à la bibliothèque ? Très honnêtement, ni l’un ni l’autre, je préfère rester chez moi, mais ce n’est pas prévu dans les réponses possibles.
Les tests sont terminés. Je reprends le chemin qui me mène à mon travail. Je m’interroge encore, et toujours, sur l’intérêt de ces tests et, par conséquent, sur leur sérieux. Pourtant, je m’étais renseignée sur le psychologue. Enfin, pour le moment, je reste dubitative.
Les jours passent et arrivent le moment de la remise des résultats des différents tests. J’écoute avec attention, mais ne pose aucune question. Nous approchons de sa conclusion ; pour lui je suis HPI, et c’est tout. Nous nous en arrêtons là. Au moment de raccrocher, je suis finalement plutôt satisfaite de la conclusion du psychologue et de ses explications. Il faut dire que ça fait du bien à l’égo, je ne suis pas totalement stupide contrairement à ce que certains ont essayé de me faire croire.
Puis, je relis le compte-rendu du bilan, cherche un peu sur internet et là des questions me viennent. Si on s’en tient aux chiffres, même en « trichant » en ne calculant que l’Indice d’Aptitude Générale en enlevant certaines composantes du test (qui certes auraient pu être affectées par mon état psychique du moment), on n’y est pas du tout. On est en dessous des 130. Malgré mon premier sentiment après la remise des résultats par le psychologue, je n’y crois plus vraiment.
Alors je me renseigne sur le HPI, les forums et autres groupes, pour voir si en effet je peux m’y retrouver dans les témoignages des personnes concernées. Plusieurs informations se recoupent, les HPI n’ont pas plus de problèmes psychiques que les « neurotypiques », ils seraient même protégés. Ce qui met à mal le mythe du HPI pas bien dans ses baskets et en échec scolaire. Plus je lis les commentaires, moins je m’y retrouve. Je relis le rapport du bilan psychologique, mais rien ne pourrait expliquer pourquoi je me sens tellement en décalage, pourquoi je suis en dépression chronique depuis si longtemps.
Je me demande si tout simplement ce n’est pas ma prise en charge qui n’est pas adaptée, alors j’en discute avec deux collègues en particulier. Une a un enfant précoce avec TDAH et l’autre un enfant avec un TSA sans déficience intellectuelle. Je leur demande si elles n’ont pas des contacts qui pourraient m’aider. Elles me conseillent et me donnent plusieurs contacts (associations, médecin d’un centre expert). Finalement, prise par le travail, je laisse de côté ces pistes, longtemps, trop longtemps. Je continue à surfer sur les forums et autres groupes. Je m’interroge, mais ne fais rien. Et pourtant il y a quelque chose d’autre de plus profond qui expliquerait ce mal être, je le sais, je le sens. Mais quoi ?


Hmm je suis curieuse de lire la suite, parce que jusque là il a l’air un peu bizarre le psychologue… Déjà te faire passer le test sans premier entretien ça me paraît étrange (après je l’ai passé qu’une fois, alors peut-être pas ;D), et puis le « diag » HPI sans le chiffre, bizarre aussi…
Après au début on est tellement perdus, et ils ne pensent pas toujours / ne s’y connaissent pas forcément en atypies autres (la psy qui m’a fait passer la WAIS ne m’a rien fait passer d’autre, et a été longtemps ma psy avant qu’on parle de TSA).
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